Avant de choisir un DJ pour son mariage, il faut pouvoir lui faire confiance.
Le matériel, les enceintes, les lumières, les effets et les milliers de morceaux disponibles aujourd'hui sont importants. Mais à mes yeux, ils ne sont pas l'essentiel. Pour réussir l'animation d'un mariage, il faut d'abord du feeling, de l'écoute et une vraie relation de confiance avec les mariés.
C'est probablement pour cela que, depuis de nombreuses années, je continue à faire ce métier avec la même envie. Je m'appelle Julien, je suis né en 1981 et, avant d'être Deejay, je suis surtout quelqu'un qui aime la musique, les rencontres et le plaisir de faire passer une bonne soirée aux autres.
La musique était déjà là, à la maison
Je suis l'aîné d'une fratrie de trois enfants. Ma mère était mère au foyer et elle avait une particularité que j'ai probablement beaucoup plus héritée que je ne le pensais à l'époque : elle aimait la musique.
Et pas simplement comme un fond sonore. Elle écoutait de très belles choses en faisant les tâches de la journée. Je la regardais travailler avec joie, fredonner les paroles qu'elle connaissait par cœur. La musique faisait naturellement partie de notre quotidien.
Je crois que c'est là que tout a commencé. À l'époque, évidemment, je ne me doutais absolument pas que cette passion allait finir par devenir mon métier.
À la fête de l'école, je ne dansais pas vraiment...
Il y a d'ailleurs une petite anecdote qui résume assez bien le personnage. À la fête de l'école, pendant que les autres enfants dansaient, moi, je préférais lancer les cassettes audio.
À l'époque, il y avait ce fameux « cube » : une enceinte plutôt horrible, avec un lecteur cassette audio et un haut-parleur qui n'avait absolument rien d'extraordinaire. Mais pour nous, c'était la sono. Il fallait lancer les morceaux au bon moment et surtout jouer les musiques sur lesquelles tout le monde devait danser et chanter.
Avec le recul, c'était déjà une forme d'animation. Je ne savais simplement pas encore que j'étais en train de mettre un pied dans mon futur métier.
Les premières soirées avec deux lecteurs CD Philips
Les années passent et la passion pour la musique reste. Très vite, je commence à faire quelques soirées pour les copains.
À cette époque, pas de logiciel DJ, pas de contrôleur, pas de streaming et encore moins de bibliothèque musicale dans le cloud. J'avais deux lecteurs CD Philips. Il fallait lancer le morceau suivant au bon moment et essayer de faire une transition suffisamment propre pour que personne ne se demande ce qui venait de se passer. Autrement dit : il fallait avoir un peu d'oreille... et parfois beaucoup de chance.
En 1998, je franchis une première vraie étape. Je m'équipe d'une platine double CD BST. À l'époque, c'était pour moi le must à un prix raisonnable. Il faut dire que mon petit contrat d'alternance dans la mécanique automobile ne me permettait pas exactement d'investir des milliers d'euros dans du matériel professionnel. Mais je me débrouillais.
Je commence à faire des soirées pour la famille, puis quelques prestations pour lesquelles je reçois mes premiers cachets. Le début d'une grande aventure.
Et puis arrivent les premiers mariages
Les premiers mariages arrivent assez rapidement. À l'époque, je suis encore davantage un animateur qu'un véritable DJ au sens où on l'entend aujourd'hui. Je passe les disques. Je ne mixe pas réellement. Il faut trouver des petits subterfuges pour enchaîner les morceaux et éviter les transitions catastrophiques.
Mais surtout, j'apprends quelque chose qui va devenir essentiel dans la suite de mon parcours : une bonne soirée ne dépend pas uniquement de la musique que l'on passe.
Il faut observer.
Écouter.
Comprendre les gens.
Sentir quand il faut accélérer, quand il faut calmer le jeu, quand il faut changer d'ambiance.
Et surtout, comprendre que chaque mariage est différent.
1999 : tout disparaît
Fin 1999, un événement va brutalement changer les choses. Ma voiture est volée. Puis retrouvée... calcinée. À l'intérieur se trouvaient notamment mes deux caisses de CD originaux. À cette époque, une collection de CD représente une somme considérable. Et en quelques heures, je n'ai plus rien.
Plus de musique.
Plus de collection.
Plus de repères.
Alors que les soirées, elles, continuent. Heureusement, mon entourage me vient en aide. Je récupère quelques CD grâce aux dons, je commence à récupérer et à numériser mes propres morceaux, puis arrive progressivement le MP3. Et là, quelque chose change complètement.
Le MP3 change tout
Le MP3 nous offre alors une facilité et un potentiel qui paraissent aujourd'hui évidents, mais qui étaient à l'époque assez incroyables. Tout à coup, nous pouvons transporter beaucoup plus de musique. La bibliothèque musicale s'agrandit considérablement. On peut préparer davantage de styles, davantage d'ambiances, davantage de possibilités pour répondre aux demandes des invités.
Cette évolution technologique va progressivement m'amener vers quelque chose de beaucoup plus professionnel. Je continue les soirées. Je progresse. J'apprends. Je teste. Je fais des erreurs (surtout d'investissement).
Et surtout, je commence à comprendre que si je veux continuer dans cette voie, il va falloir faire les choses sérieusement — alors même que mes parents me disaient : « Ce n'est pas possible de vivre de la musique. »
De la passion à une véritable activité professionnelle
Les années passent. Je crée une association, dans un contexte qui était parfois assez « border line » par rapport à ce que nous connaissons aujourd'hui.
Puis, en 2008, après un long bout de chemin, je m'associe avec Stéphane Joly. Nous avons les mêmes délires, la même envie de briller pour les gens, pour notre passion. Cette nouvelle étape nous permet de faire évoluer considérablement notre activité. Nous pouvons investir dans des systèmes de sonorisation plus performants, des éclairages plus évolués et surtout des régies DJ toujours plus ambitieuses.
La technologie progresse à une vitesse folle. Mais elle ne fait pas tout.
À cette époque, il y avait aussi une forme de compétition saine entre nous. Il fallait faire mieux que le collègue. Et qu'est-ce qu'on a pu rire ! On testait du matériel, on cherchait de nouvelles idées, on essayait de faire toujours plus propre, toujours plus beau, toujours plus efficace. Avec le recul, c'est aussi cette exigence qui nous a permis de progresser.
Depuis 2010, les mariages occupent une place particulière
Depuis 2010, l'animation de mariage représente environ 70 % de mon activité. Le reste est principalement consacré à d'autres univers événementiels : spectacles de danse, galas, concerts et différents événements professionnels ou associatifs. Cette diversité m'a beaucoup appris.
Parce qu'un mariage n'est finalement pas simplement une soirée dansante. C'est une journée entière. Il y a les retrouvailles avec les familles, le cocktail, le repas, les discours, les surprises, les animations, l'ouverture de bal, puis la soirée.
Et pendant tout ce temps, le DJ doit être capable de s'adapter.
Il doit savoir être présent sans prendre toute la place.
Il doit savoir mettre l'ambiance sans imposer son propre spectacle.
Et surtout, il doit comprendre que ce n'est pas sa soirée.
C'est celle des mariés.
Pourquoi je continue à faire des mariages
Après toutes ces années, je pourrais probablement regarder le chemin parcouru avec une certaine satisfaction. Et c'est le cas. Je suis fier du parcours réalisé.
Mais je n'ose pas forcément regarder trop longtemps derrière moi. Parce que ce qui m'intéresse encore aujourd'hui, c'est ce qui se passe devant.
Chaque couple est différent.
Chaque famille est différente.
Chaque salle est différente.
Chaque soirée possède sa propre énergie.
Et c'est précisément ce qui rend ce métier passionnant.
Vivre de sa passion
Vivre de sa passion, c'est aussi accepter une réalité simple : on ne devient pas forcément riche en faisant ce que l'on aime. Mais on peut être riche autrement.
Riche des rencontres.
Riche des souvenirs.
Riche de ces moments où l'on voit une salle entière danser.
Riche lorsque les mariés viennent vous remercier à la fin de la soirée avec un sourire qui en dit beaucoup plus long qu'un simple « merci ».
Après toutes ces années, c'est probablement cela qui me donne encore envie de continuer.
Avant d'être votre DJ, je veux être quelqu'un en qui vous avez confiance
Lorsque vous choisissez le DJ qui va animer votre mariage, vous ne choisissez pas simplement quelqu'un qui va passer de la musique. Vous allez lui confier une partie importante de votre journée. Il sera présent pendant les moments forts de votre réception. Il va rencontrer vos familles, vos amis, vos témoins. Il devra comprendre vos goûts, vos envies, vos personnalités et parfois même gérer les imprévus qui font partie de toute réception.
C'est pour cela que, pour moi, le feeling passe avant tout. Le matériel peut être exceptionnel. La technique peut être parfaite. Mais si le courant ne passe pas entre nous, ce n'est probablement pas le bon choix.
Je préfère rencontrer les futurs mariés, discuter avec eux, comprendre leur histoire, leurs envies et leur vision de leur mariage. Parce qu'au final, je ne veux pas simplement être le DJ qui anime votre mariage.
Je veux être Julien, votre Deejay. Et faire en sorte que, lorsque la dernière musique retentira, vous puissiez vous dire :
« On a bien fait de lui faire confiance. »
Deejay & animateur de mariage
Depuis de nombreuses années, j'accompagne les futurs mariés dans les Hauts-de-France, avec une approche simple : écouter, conseiller, préparer et surtout créer une soirée qui vous ressemble.
Votre mariage. Votre histoire. Votre musique.
Moi, Julien, votre Deejay.